· 

Défi d'écriture de l'Avent - Jour 1


J'ai décidé de participer au calendrier de l'avent de l'écriture avec Marie-Adrienne Carrara du blog 'à propos d'écriture'. C'est la deuxième année que je m'y attelle et l'année dernière, je n'avais pas tenu jusqu'au bout...Cette année, je m'y engage ! et pour me motiver à tenir, je vous partagerai mes textes.


Vous pouvez lire ici une autre histoire  :  Reste, Personne ne t'attend


 

 Défi 1 - 4 saisons  :

 

printemps, été, automne hiver

 

Choisissez-en une et écrivez un souvenir en lien avec cette saison ou pourquoi cette saison est votre préférée.

 

Vous avez toutes les libertés : prose poétique, poème, texte narratif…

Misez sur l’écriture spontanée.

 

Image par StockSnap de Pixabay 

 

Le vent emporte mon chapeau, je jure et cours pour le rattraper.  Il m’échappe et je le suis, les mains tendues vers lui, à contre-sens de la foule qui s’enfuit à la vue du ciel sombre, annonciateur d’une tempête imminente. Je finis par l’attraper et le serre contre mon coeur. 

 

Je reste seule un instant les yeux levés au ciel, impressionnée par l’arrivée rapide des nuages et de la pluie. De grosses gouttes commencent à tomber sur ma tête et je remets bien vite mon chapeau en place. Le tenant d’une main, il me protège de la pluie intense qui s’abat sur mes épaules. Mon manteau est vite trempé et je me réfugie dans la gare, refermant la lourde porte derrière moi. Le hall d’accueil est bondé, des enfants pleurent, des hommes et des femmes, gsm à l’oreille, tentent de joindre leurs proches. Mais il n’y a plus de réseau. 

 

Le bruit de la pluie sur le toit du bâtiment assourdit les conversations. On se croirait dans un autre monde, un ailleurs. Je me trouve une petite place sur un bout de banc, l’odeur du chien mouillé titille mes narines, je regarde la pluie tomber sur le quai. Le monde semble s’être figé dans l’attente du prochain rayon de soleil. Quand la pluie cessera, tout le monde retournera à sa vie.

 

D’ici là, je profite de ce moment où je me sens faire partie d’un tout. Nous sommes tous là, coincés, bloqués, plus de différence entre les riches et les pauvres, les hommes et les femmes, les blancs et les noirs. La pluie d’automne nous met tous sur le même pied, nous sommes égaux face à la nature, face aux saisons, face à la pluie. Elle coule pareil pour tous. La pluie mouille tout le monde sans distinction. Et ensemble, nous lui échappons ici dans ce hall de gare.

 

Et je savoure ce moment d’humanité partagé. Je suis la pluie.

 

Laurence Legrand


cette histoire courte vous plait ? Je serais vraiment heureuse de lire votre commentaire ci-dessous :



Écrire commentaire

Commentaires: 0