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Défi d'écriture de l'Avent - Jour 9


J'ai décidé de participer au calendrier de l'avent de l'écriture avec Marie-Adrienne Carrara du blog 'à propos d'écriture'. C'est la deuxième année que je m'y attelle et l'année d'avant, je n'avais pas tenu jusqu'au bout...Cette année, je m'y engage ! et pour me motiver à tenir, je vous partagerai mes textes.


Vous pouvez lire ici le défi d'hier :  Défi de l'avent



Je poursuis mon calendrier de l'avent avec persévérance. Drôle de voir un fil en train de se tisser entre toutes ces histoires pourtant si différentes. Peut-on échapper à qui on est vraiment ?

𝗗𝗲́𝗳𝗶 𝗱𝘂 𝗷𝗼𝘂𝗿 𝟵 :
𝗜𝗺𝗮𝗴𝗶𝗻𝗲𝘇 𝘂𝗻𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗶𝗻𝗰𝗹𝘂𝗮𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗶𝗻𝗾 𝗺𝗼𝘁𝘀 𝘀𝘂𝗶𝘃𝗮𝗻𝘁𝘀 :              
𝗚𝗲́𝗻𝗲́𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻  –   𝗣𝗼𝗿𝘁𝗲  –   𝗠𝗲́𝗺𝗼𝗶𝗿𝗲   –   𝗠𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲   –    𝗛𝗲́𝗿𝗶𝘁𝗮𝗴𝗲
𝗧𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗴𝗲𝗻𝗿𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗳𝗶𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝘀𝗲𝗿𝗼𝗻𝘁 𝗮𝗰𝗰𝗲𝗽𝘁𝗲́𝘀 (𝗽𝗼𝗹𝗶𝗰𝗶𝗲𝗿, 𝘀𝗲𝗻𝘁𝗶𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗹, 𝗳𝗮𝗻𝘁𝗮𝘀𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲, 𝘁𝗲𝗿𝗿𝗼𝗶𝗿…)


Image par Tumisu de Pixabay 

Il n’osait pas frapper à la 𝙥𝙤𝙧𝙩𝙚 .
Il entendait des rires de l’autre côté et se disait qu’il valait peut-être mieux rentrer chez lui.

Il était paralysé, perdu dans ses pensées.

Quand Mathilde avait quitté ce monde, il s’était senti abandonné et dépossédé, comme devenu complètement inutile. Elle était sa 𝙢𝙚́𝙢𝙤𝙞𝙧𝙚 , sa joie de vivre, celle qui donnait un sens à chaque journée qui commençait. Elle se souvenait de chaque moment qu’ils avaient passé ensemble et lui racontait telle ou telle anecdote. La plupart du temps, il se remémorait l’aventure qu’elle lui narrait mais de plus en plus souvent, il n’en avait plus aucun souvenir mais il continuait à faire semblant et riait avec elle pour ne pas l’inquiéter. Elle aimait bien le houspiller quand il s’endormait devant la télévision, surtout qu’il avait tendance à ronfler.

Jamais il n’aurait cru qu’elle partirait avant lui et son absence était une vraie torture. Ça l’arrangeait bien finalement d’avoir des troubles de la mémoire.
Il arrivait néanmoins à se débrouiller tout seul, grâce au passage quotidien d’une aide soignante. Une aide familiale lui apportait également un repas chaud chaque jour.

Ils n’avaient pas eu d’enfant et il ne savait pas s’il avait encore de la famille éloignée. Le notaire n’aurait qu’à se débrouiller avec l’𝙝𝙚́𝙧𝙞𝙩𝙖𝙜𝙚.

Quand les nouveaux locataires emménagèrent dans l’appartement voisin du sien, il y a deux semaines, il avait reçu un 𝙢𝙚𝙨𝙨𝙖𝙜𝙚 sous la porte l’invitant à leur crémaillère. Ils voulaient faire connaissance de leurs nouveaux voisins.

Et le voilà qui se tenait debout devant leur porte, prêt à sonner, hésitant et se demandant ce qu’il faisait là. Finalement, n’était-il pas trop vieux ? Il ne faisait plus partie de cette jeune 𝙜𝙚́𝙣𝙚́𝙧𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 qui a toute la vie devant elle, remplie d’espoir et de rêves. Tout cela ne le concernait plus. Il se ravisa et décida de rentrer chez lui, quand la porte s’ouvrit.

Une femme d’âge moyen lui fit un grand sourire et l’invita à entrer. Elle lui prit aussitôt le bras comme s’il faisait partie de la famille.
— Merci d’être venu ! Je m’appelle Mathilde. Et vous ?

Laurence Legrand


cette histoire courte vous plait ? Je serais vraiment heureuse de lire votre commentaire ci-dessous :


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