Comment trouver une maison d'édition

Mes conseils pour mettre toutes les chances de votre côté

COMMENT TROUVER UN EDITEUR ?

C’est une question que je vois souvent passer sur les groupes Facebook ou qu'on me pose.. Il n'est effectivement pas facile, quand on débute, de savoir comment s'y prendre. 

Voici mes conseils, suite aux échanges que j'ai eus sur les salons ou en formation avec de nombreux auteurs et éditeurs.

Identifiez avant tout les éditeurs qui ont une ligne éditoriale qui correspond à ce que vous avez écrit. Cela ne sert à rien d'envoyer votre romance à un éditeur de polar. Vérifiez bien qu'il s'agit de maison d'édition à compte d'éditeur. Une maison d'édition (ME) digne de ce nom ne vous demandera pas de débourser un euro (sauf pour acheter vos propres exemplaires).

Envoyez leur votre texte accompagné d’une note d’intention et du synopsis, et patientez entre 3 et 6 mois. Si vous avez un retour, même négatif, soyez heureux. Votre texte a été ouvert, c'est un bon signe. Dans la plupart des cas, vous n'aurez aucune réponse. Ne vous découragez pas pour autant.

Le maître-mot : PATIENCE !! les maisons d'édition croulent sous les manuscrits et choisissent souvent de publier leurs propres auteurs qui vendent déjà. N'oubliez pas qu'être éditeur, c'est un business. La ME doit gagner de l'argent, sous peine de fermer boutique rapidement (hélas, cela arrive).

Préparez bien votre envoi (souvent par mail, parfois par courrier, vérifiez sur le site de la ME), offrez de la qualité et facilitez la vie du comité éditorial. Cette étape prend du temps, ne la négligez pas.

Bien souvent, l'auteur cherche le graal, la reconnaissance de sa plume en étant sélectionné par une maison d'édition. 

C'est possible mais demande que toutes les planètes s'alignent... et si ce n'est pas le cas, cela ne veut pas dire qu'il faut s'arrêter (j'en reparlerai). Quoi que vous ayez envie de faire dans votre vie, il est bon d'activer votre bonne étoile 🌟 . Ne pas trouver de ME ne veut pas dire que votre texte est mauvais ou que vous n'avez pas de talent. Ne vous laissez pas berner par le syndrôme de l'imposteur. 


Bingo ! vous êtes sélectionné parmi les dizaines ou centaines de textes qu’ils (ou elles - il y a aussi des éditrices) ont reçus ! C'est ici que ça commence vraiment : soyez prêt à revoir votre texte, à couper dedans, à adapter la structure, à réécrire, à devoir choisir un autre titre (avec ou sans votre avis), à discuter de la couverture (ou pas.. dans certains cas vous n'aurez aucun mot à dire). Tout cela prendra au minimum 12 mois.

Je ne parle pas ici des négociations au sujet du contrat mais soyez prudent avant de signer quoique ce soit.. et demandez conseil. Evitez de vous retrouver bloqué pendant plusieurs années. Vos droits d'auteur sont importants, ne les bradez pas.

Le livre est publié ! wouaw ! quelle joie !
Une nouvelle étape de votre vie commence. 

Car ce n'est pas terminé. En fonction de la maison d’édition, de son réseau, de sa notoriété, du temps et des moyens qu'elle a, vous aurez à faire votre promotion plus ou moins intensément et c’est la partie la plus prenante qu’on sous estime souvent. 

Au départ, la plupart du temps, on veut devenir auteur parce qu'on aime écrire. Rester dans l'ombre et laisser la ME vendre nos ouvrages, voilà qui peut paraitre normal puisque c'est le boulot de l'éditeur pensent parfois les auteurs. Mais devenir écrivain, c'est aussi consacrer du temps à la promotion, parler avec ses lecteurs. Les ME aiment qu'un auteur développe son réseau et sa notoriété. Parce que les lecteurs lisent aussi votre livre parce que vous les avez touchés, parce que c'est vous ! et puis, soyons clairs, le but n'est-il pas de vendre ? Il vous faudra donc aussi être présent dans les salons, accorder des interviews, être présent sur les réseaux sociaux, etc...

Passer chaque obstacle dépasser ses peurs, repousser les limites. 
Tout peut s'apprendre quand on veut réaliser ses rêves.

N'hésitez pas à commenter ci-dessous et à partager votre expérience dans la recherche d'une maison d'édition (ME).

Laurence

Image par Sarfraz de Pixabay

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